PARTIE 2/3
Dans cette deuxième phase, Wang Xuan Jie décrit certaines des sensations les plus courantes que les pratiquants de Zhan Zhuang expérimentent durant l’entraînement.
Le partage des sensations et de l’expérience pratique est sans doute l’héritage le plus précieux que nous puissions recevoir du passé — bien plus que les théories ou les récits transmis.
Les sensations doivent être le phare de notre pratique : il faut apprendre à les reconnaître, à les suivre avec harmonie et respect.
Je continuerai à publier mes traductions du chinois vers l’anglais et l’italien.
Pour les autres langues, je vous recommande de consulter la version anglaise : en général, Facebook et Google traduisent plus fidèlement à partir de l’anglais que de l’italien.
Merci pour votre soutien et pour tous vos commentaires : ils m’ont donné une grande énergie et une profonde motivation à poursuivre ce travail.
2 – 舒适得力 :
À ce stade, les sensations internes deviennent très nettes : picotements, chaleur intérieure, pulsations dans certaines zones du corps ; la fatigue, l’inconfort et l’ennui disparaissent.
L’intérêt pour la pratique augmente alors considérablement.
Pour prolonger cette sensation agréable, le pratiquant a tendance à rester debout plus longtemps dans la posture du Zhan Zhuang.
Beaucoup ressentent une chaleur diffuse dans tout le corps ; cette sensation est très agréable, mais si l’on dépasse la juste mesure, le corps — ou certaines parties — commence peu à peu à se refroidir, parfois accompagnée de maux de tête ou de nausées.
Cela peut causer de sérieux déséquilibres physiques ; si l’on ne corrige pas immédiatement, ces réactions indésirables reviendront à chaque pratique.
Il est donc essentiel de s’arrêter au bon moment et de toujours garder une marge d’équilibre.

PHASE 2 – SENSATION DE CONFORT
Les sensations physiques perçues à ce stade de l’entraînement deviennent très nettes : une impression de gonflement interne, des picotements et une chaleur diffuse. À un certain moment, une pulsation subtile se fait sentir ; la fatigue disparaît, l’ennui aussi. Pour cette raison, l’intérêt pour la pratique augmente naturellement. Afin de prolonger cette sensation intérieure agréable, le pratiquant a tendance, sans même s’en rendre compte, à étendre la durée de sa pratique du Zhan Zhuang. Par exemple, beaucoup ressentent une douce chaleur dans le corps ; cette sensation est très plaisante. Mais si l’on ne s’arrête pas au bon moment, on peut progressivement éprouver du froid dans tout le corps ou dans certaines zones, voire des maux de tête ou des nausées. De telles réactions risquent d’endommager sérieusement l’organisme ; et si l’on ne corrige pas rapidement, chaque séance de Zhan Zhuang provoquera ensuite une réponse négative. Il est donc essentiel d’apprendre à reconnaître ses propres limites et à rester souple dans sa pratique.
Article et traduction par Mauro A. D'Angelo


